Importance de la COCCIDIOSE en élevage : étude à la Clinique Vétérinaire BIO'VET à Amou

Blog Importance de la COCCIDIOSE en élevage


Importance de la COCCIDIOSE en élevage

La coccidiose bovine est en pleine expansion. Maladie de bâtiment par excellence, elle a la particularité d’être très contagieuse. La contamination passe par une excrétion exponentielle du parasite dans l’environnement du veau (et plus précisément la litière) dès le plus jeune âge.

La Clinique Vétérinaire BIO'VET, situé à Amou, a mesuré la présence de coccidiose subclinique (sans symptômes) chez des éleveurs de sa clientèle pour faire prendre conscience du niveau de présence de ce parasite dans les élevages. En effet, la coccidiose subclinique provoque des pertes considérables de GMQ chez le veau de l’ordre de 100 à 150g.

La coccidiose identifiée dans 100 % des élevages

Part (%) coccidioses pathogène par élevage

Pour cette étude, 12 élevages ont été recrutés sur la base du volontariat.

Chez chacun, un prélèvement, en vue d’une coproscopie, a été effectué sur 5 veaux âgés de deux mois et demi en moyenne et non malade (sans signes visibles détectables par l’éleveur).

Les échantillons ont été transmis au laboratoire pour quantifier et typer les différentes espèces de coccidiose.

Les autres parasites associés, tels que Strongyloïdes, tout aussi pathogènes ont également été recherchés.

La coccidiose a été mise en évidence dans les 12 élevages avec une présence très élevée des 3 agents pathogènes : Eimeria bovis, Eimeria zuernii et Eimeria alabamensis.

Les veaux prélevés, qui ne présentaient aucun signe de diarrhée, étaient donc atteints de coccidiose subclinique (sans signe).

Coccidiose répartition des 3 principales Eimeria pathogènes par élevage

Par ailleurs, la coproscopie a permis de mettre en avant un agent associé aux coccidioses, Strongyloïdes, dans 2 élevages.

La coproscopie : conduite à tenir face à la coccidiose subclinique et aux parasites associés

Le veau est soumis dès sa 1ère semaine de vie à une primoinfection par les coccidies. Ce premier contact permet au nouveau-né de développer progressivement une immunité naturelle. C’est la raison pour laquelle la mise en place d’un traitement trop précoce contre la coccidiose perturbe l’aqcuisition d’immunité.

Néanmoins, une fois acquise, l’immunité naturelle du veau peut s’avérer insuffisante pour faire face à l’excretion exponentielle de ce parasite dans l’environnement ou à la présence d’autres parasites tels que Strongyloïdes.

Nombre d'OPG de Coccidioses par élevage

En fonction de tels facteurs de risques, il est nécessaire de prendre des mesures complémentaires et préventives comme la mise en place d’un traitement spécifique.

L’approche préventive est raisonnée au cas par cas en fonction des facteurs de risque de l’élevage et du diagnostic précis (analyses).

Le choix du moment de la mise en place du protocole contre la coccidiose est déterminant et doit donc être fixé en concertation avec le vétérinaire. En général, il est mis en place 1 semaine avant la période des troubles de coccidioses. En production allaitantes de broutards cette période se situe habituellement vers 5-6 semaines de vie. Mais ceci est à moduler selon le type de production.

L’enquête a montré que la coccidiose est très présente dans les élevages, même lorsqu’il n’y a pas de signes visibles identifiables et que Strongyloïdes ne doit pas être oublié ! Le recours à la pratique de coproscopies chez les jeunes veaux d’1 mois d’âge est le meilleur moyen de diagnostiquer et de mettre en place le programme adéquat de gestion de la coccidiose.

Partagez cet article